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Salut les mouettes
Premiers pas dans Ayutthaya
Des cafés et des restaurants étaient installés dans la rue de notre hébergement. Certains sous la forme de cuisine extérieur, avec ses tables et chaises en plastiques colorés et d’autres sous la forme d’établissements tout ce qui a de plus habituel, mais toujours avec des chaises en plastique colorés. Oui nous sommes restés très nostalgiques de ces chaises !
Un bus à deux roues
Alors que nous étions en train de nous restaurer une fin d’après-midi, nous regardions se symboliser le sens de la débrouillardise, ou nous pourrions même dire, de la démerde, en une simple scène familiale.
En Thaïlande, l’utilisation du scooter est la norme, le balai quotidien de ces engins à deux roues fait parti du décor. Ce jour la, une mère de famille sortait son véhicule à deux roues, puis semblait le préparer pour une mission qui allait demander beaucoup de précisions.
Roulez jeunesse
Assise au milieu de la selle, les jambes posées au sol pour maintenir l’engin à l’équilibre, elle fit asseoir un premier enfant devant elle, puis un autre encore devant elle, pendant que deux autres membres de la famille, un peu plus âgés prenaient position derrière la pilote. Pour terminer, une dame qui semblait être la grand-mère venait s’installer en dernière position, comme pour maintenir les deux occupants devant elle.
Cette famille de six personnes prenaient la route tranquillement sur ce petit engin à deux roues. Dire qu’il est parfois problématique pour nous européens de transporter six personnes lorsque nous disposons d’une voiture pouvant embarquer cinq personnes.
Nous tenons à préciser que les enfants étaient équipés de casques, en revanche, pour ce qui était des adultes, nous ne dirons rien.
Cuisine locale
En nous dirigeant vers le marché de nuit du quartier, situé au bout de notre rue, nous pouvions observer pour la première fois du voyage des aliments cuisinés qu’à force, nous avions rangés au rang de cliché infondé, tant nous n’en avions jamais vu.
Sur un étal, de grands bacs étaient alignés proposants vers de bambou, grillons, sauterelles, vers à soie ou encore cafard. Peut-être que celui ayant visité notre chambre (voir article Guest house pas chère en Thailande) s’était retrouvé prisonnier dans ce restaurant.

Non, nous n’en avons pas acheté. Nous avons vraiment hésité car les vers ou grillons étaient présentés de manière similaires aux crevettes et autres fruits de mer que nous avons l’habitude de consommer sur le bassin d’Arcachon. Mise à part les cafards, rien ne semblait si horrible.
Cependant, nous avions peur de manquer de respect aux commerçants locaux en achetant une portion pour goûter, puis en jetant la quasi intégralité du contenu si nous n’aimions finalement pas ça. Nous n’avons pas osé non plus demander à goûter un insecte pour l’expérience comme si nous participions à une attraction touristique. Avec le recul, il n’y avait sans doute pas de mal à le faire, si un touriste présent à Arcachon demandait à goûter une huitre pour la première fois, nous ne le prendrions pas mal. À première vu, ce fruit de mer n’est pas très ragoutant, il semble normal de ne pas commander une douzaine d’huitre sans y avoir gouté préalablement.
Le parc historique
En visite à Ayutthaya, le parc historique est une découverte incontournable. Nous l’avons rejoint en louant des vélos directement auprès de notre logement. Lilie déteste ce moyen de transport écologique, mais pour l’occasion, elle est parvenue à faire l’impasse.
La ville d’Ayutthaya a été la capitale de la Thaïlande de 1351 à 1767 (si nos recherches sont exactes !), le site historique est classé au patrimoine mondiale de l’Unesco et la zone à explorer est immense. Le parc historique est constitué de ruines, autrefois habitations et lieux de culte. De nombreux temples sont encore bien conservés, ce qui est rarement le cas des statues, auxquelles il manque généralement la tête.

Ils ont perdu la tête
Après de nombreux conflits entre le royaume de Siam et la Birmanie, la citée a fini par être ravagée par l’armée birmane lors de la défaite de 1767. Les Birmans ont volontairement décapités les statues à vocation religieuse pour offenser leurs adversaires. Une des têtes découpée est à l’origine de nombreuses légendes, elle est observable au temple Wat Mahathat, figée dans les racines d’un arbre. Au fil des ans, l’arbre a fait monter la tête en grandissant, jusqu’à l’intégrer dans son tronc.
Quelques règles sont à respecter si vous souhaitez découvrir cette merveille sur place :
- Vous ne devez pas avoir votre tête plus haute que celle de l’arbre sur les photos.
- Vous devez vous agenouiller en marque de respect.

Un festival innatendu
Le jour de notre visite, nous avons eu la surprise de nous retrouver au milieu d’un évènement ayant ravi Lolo ; un festival avec pour thème les arts martiaux avait lieu. Lolo ayant pratiqué quelques sports de combat, ( uniquement pour la forme, sa morphologie n’est clairement pas prévue pour la bagarre ) découvrir ces athlètes venants du monde entier pour partager autour de cette passion était pour lui la ceinture sur le tatami. Pour les intéressé(e)s, cet évènement était la World Way Khru Thai Ceremony.

Il m’entraine au bout de la nuit
Nous nous sommes laissé déambuler dans ce magnifique lieu historique, découvrant la différence architecturale entre les temples bâtis par la civilisation Khmer et ceux construits par les artistes du royaume de Siam. Jusqu’à tard dans la nuit, nous avons profité des éclairages donnants encore plus d’intensité à ce magnifique patrimoine historique.

Faire des rencontres
Il était temps de rejoindre notre logement à vélo et de se régaler avec un excellent Pad Thai bien mérité. Nous commencions à sérieusement prendre nos marques dans ce pays extrêmement accueillant, jusqu’à développer des habitudes, comme aller au marché, repérer le restaurant du quartier qui deviendra notre cantine, échanger tant bien que mal avec les locaux.
What Did You Expect ?
Lilie parle parfaitement anglais, alors que Lolo ne parle vraiment pas parfaitement anglais. Il est bon de savoir que de nombreux habitants en Thaïlande parlent anglais et même si nous tentions de faire l’effort de glisser quelques mots en Thaïlandais, l’Anglais était la langue que nous entendions le plus lors de notre voyage.
Lolo : lorsque je parle voyage avec des collègues ou amis qui n’ont jamais vraiment voyagé, la barrière de la langue est clairement une peur qui s’exprime très souvent. Evidemment, il est bien plus facile de communiquer si vous parlez au moins Anglais, d’ailleurs, devant l’apparente facilité des échanges de Lilie, je restais souvent en retrait, craignant de lui faire honte avec mon anglais plus qu’approximatif.
Mais dans les faits, il est toujours facile de se faire comprendre, sans compter qu’aujourd’hui, de nombreux outils technologiques facilitent les échanges. C’est vraiment un frein que vous pouvez éliminer, vous trouverez toujours un moyen de vous faire comprendre.
Notre séjour à Ayutthaya approchait de la fin mais une nouvelle destination était déjà planifiée, elle allait nous permettre de d’explorer un nouveau site historique, à découvrir dans notre prochain article.
Question pour vous
Combien de langues êtes-vous capables de parler ?
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Lilie & Lolo

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