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Salut les mouettes
La ultima de Siem reap
Dernier jour à Siem Reap avant de continuer notre découverte du Cambodge.
Aujourd’hui, nous choisissons de visiter la ville et nous admirons les décorations présentes un peu partout en préparation du nouvel an Khmer. Cela nous rappel beaucoup Noel avec ces illuminations de plus en plus soutenues à mesure que les jours passent.

Après un nouveau voyage en bus, à bord duquel nous venons de réaliser que la conduite au Cambodge est encore plus énergique qu’en Thaïlande, nous rejoignons la ville de Battambang.
Battambang
Battambang est une ville du nord-ouest du Cambodge, située sur les rives de la rivière Sangker. Elle est considérée comme la deuxième ville du pays.
La ville de Battambang a été sous domination siamoise pendant plus d’un siècle, avant d’être rattachée au Cambodge sous administration française en 1907. Cette histoire se retrouve encore aujourd’hui dans son architecture : le centre-ville conserve de nombreuses maisons traditionnelles, anciennes boutiques chinoises et bâtiments coloniaux français.
Le centre historique s’organise notamment autour du marché Psar Nath et de la rivière Sangker. Les rues bordées de bâtiments anciens, les petits commerces, les cafés et les marchés donnent à Battambang une ambiance très différente des grandes villes touristiques cambodgiennes.
Hôtel de luxe
Lilie fête son anniversaire dans quelques jours, aussi nous profitons d’un hébergement plus luxueux qu’à notre habitude. Nous dormons dans un hôtel avec jacuzzi en rooftop pour seulement 8 euros la nuit. Incroyable comme il est possible de profiter de prestations de luxe à des tarifs exceptionnels. Dingue aussi de se rappeler que payer 8 euros par nuit consistait à faire une entorse à notre budget.

Nous profitons en soirée du rooftop pour manger un bon repas, puis en dégustant un cocktail dans le jacuzzi alors même qu’un orage se fait entendre au loin. Les quelques gouttes de pluie venant rafraîchir l’atmosphère ne gâchent pas le moment, il fait tellement chaud au Cambodge, c’est même plutôt plaisant.
Un terrible passé
À Battambang, nous découvrons peu à peu l’histoire du Cambodge et notamment la sombre période de l’arrivée au pouvoir de Pol Pot. Cet homme d’État était chef du parti communiste et des Khmers rouges. Après une guerre civile terriblement sanglante, il demeura premier ministre du Cambodge de 1976 à 1979. Pendant cette période, son gouvernement est responsable d’environ 1,7 millions de morts cambodgiens, soit plus de 20% de la population.
Cette horreur se présente à nous lorsque nous visitons une grotte nommée killing cave. Lors du génocide entreprit par les khmers rouges, des hommes, des femmes, des enfants étaient jetés mortellement du haut de la grotte. Les victimes étaient parfois abattus avant ou parfois jetés vivants. La killing cave que nous visitons est en faite un fosse commune symbolisant les pires instincts de l’être humain. Nous croisons avec horreur des restes humains entreposés pour rappeler au monde ce qu’il s’est passé en ce lieu.

Nous découvrirons d’autres horreurs au fil du voyage et nous tenons à insister sur le fait que nous ne sommes absolument pas partisans d’un tourisme morbide. Nous apprenons sincèrement cette période tragique en conversant avec les locaux et nous sommes effarés par une telle barbarie ayant eu lieu il y a seulement 20 ans.
Randonnée non climatisée
Après cette découverte terrifiante, nous choisissons d’affronter cette chaleur toujours aussi éprouvante en allant randonner en haut d’une colline surplombant la ville de Battambang. Les touristes que nous croisons sont généralement passagers d’un tuktuk ou chauffeurs de scooters, peu optent pour la version authentique du déplacement ; la marche. Arrivés en haut de la colline, nous sommes donc fiers d’avoir atteint notre objectif et de profiter de cette vue magnifique sur la citée. Des hauteurs, la ville ressemble à un immense tapis parfaitement plat s’étalant à l’infini vers l’horizon. Nous découvrons de la fumée s’échapper du sol ici ou là pour nous rappeler que nous nous trouvons toujours dans la période des brulis.

Une grotte pas comme les autres
Notre prochaine étape nous amène en tuktuk vers une nouvelle grotte ; Battambang Bat Caves cette fois bien plus divertissante. En fin d’après-midi, de nombreuses personnes viennent s’offrir quelque chose à boire installé encore une fois sur des chaises en plastique colorées …

et pour pouvoir profiter d’un spectacle surprenant. En effet, à la tombé de la nuit, des milliers de chauves souris sortent en même temps pour aller chasser. Nous assistons à un balai ininterrompu de ces volatiles sortant à toute hâte de leur grotte pour ne pas manquer le festin qui les attendent. Un véritable nuage se forme rapidement tout en dégageant une odeur assez désagréable au passage. Sans vouloir les vexer, nous avons l’impression que les poubelles sont de sorti.
Nous ne saurons dire combien de chauves souris vivent dans cette grotte, mais ce nuage a continué à exister pendant au moins 45 minutes, nous pouvons dire que notre consommation a largement été amortie.



Le lendemain, nous décidons de reprendre des forces en profitant du jacuzzi et de quelques cocktails à deux euros. Le mercure affiche 42 degrés, il semblerait qu’il cherche à battre un record, nous lui avons pourtant rien demandé. Il est donc agréable de profiter d’un rafraîchissement bien mérité en jonglant entre climatisation et rooftop jacuzzi.
Il a voulu tuer Lolo
En revanche le jour suivant, nous optons pour une visite des environs à vélo, accompagné d’un guide tout en faisant une bonne action. Un groupe d’étudiants en tourisme propose des sorties à vélo pour se faire un peu d’argent. Pouvoir échanger avec un jeune cambodgien nous permet d’en apprendre un peu plus sur le fonctionnement du pays et la réalité des gens le peuplant.
25 km sous 38 degrés pour découvrir des fermes, des ateliers d’artisans entre rizière et campagne. Nous apprenons le revenu moyen, tournant autour de 200$ par mois et nivelé par le bas par le gouvernement. Si un habitant obtient un revenu supérieur à un certain montant, celui-ci et taxé à un niveau extrêmement élevé. Cela créé une économie souterraine, de la débrouille mais aussi beaucoup de précarité. Contre toute attente, en 2020, les khmers rouges sont toujours au pouvoir et la violence a muté ; beaucoup plus discrète.

Notre guide de 22 ans quand à lui jongle avec deux travails en plus de ses études en tourisme, il est amoureux d’une jeune femme, elle l’aime en retour. Il souhaite la demander en mariage, il a même déjà la bague, cependant au Cambodge, c’est le marié qui doit financer la cérémonie, alors il se bat pour accumuler suffisamment d’économies pour faire les choses bien et pouvoir demander sa promise en mariage. Des années après, nous ne savons pas si cette idylle a pu se concrétiser mais nous l’espérons de tout coeur.


Pourtant, ce jeune cambodgien semble avoir voulu tuer Lolo ! Alors que Lilie et notre guide avalaient fièrement les kms sous cette chaleur toujours autant présente, Lolo restait à la traine, en sueur, le coeur battant à un rythme effréné. Voulant ne pas montrer sa difficulté à suivre, il ne disait rien et subissait en silence, perdant encore plus d’eau lors de chaque kilomètres. Le cardio est pourtant une des forces de Lolo, mais à ce moment-là, il se demande bien s’il ne l’a pas perdu en route.
C’est en arrivant en fin de parcours, au moment de rendre le vélo, que nous comprenons la réelle raison de ces difficultés. Le frein arrière a fondu en chemin, se bloquant peu à peu contre la roue de son vélo. Depuis presque le début, c’est comme si Lolo avançait en appuyant sur le frein. Quand on y repense, comment a t’il fait pour ne pas s’en rendre compte immédiatement ? Peut-être pour avoir une histoire cocasse à raconter.
Demain nous partons pour la capitale, mais pas en vélo !
Merci les mouettes
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Lilie & Lolo

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