Salut les mouettes

Avant de vous raconter notre expérience épique à venir pour monter un peu plus au nord depuis Bangkok, il faut que nous vous partagions notre retour depuis Krabi vers la capitale.

Ayutthaya

Comment vaincre sa peur de l’avion

Si vous ne le savez pas, Lolo avait peur de prendre l’avion, c’est toujours le cas. C’est paradoxale quand on souhaite voyager pendant un an, car même si nous souhaitions limiter au maximum les voyages aériens, de nombreuses étapes le rendait indispensable.

Il était très rare pour nous de devoir prendre l’avion dans les terres, généralement, nous réservions ça aux changements de continents. Mais pour cette fois, nous avons pris un vol intérieur depuis Krabi vers Bangkok via une compagnie locale. Laissons Lolo raconter cette expérience.

Lolo : Je n’avais pas prévu de mourrir, si possible, laissez moi finir ce tour du monde avant, ce serait la moindre des choses. J’ai réellement du penser cette phrase lorsque j’ai découvert l’engin équipé d’ailes que nous nous apprêtions à prendre. Enfin, c’est plutôt lui qui nous a pris. J’exagère un peu bien-sur, les moments traumatisants sont intensifiés par notre cerveau.

Mais bon, de l’extérieur, l’avion semblait OK. En revanche, lorsque je suis entré dans la cabine, j’avais l’impression de venir m’asseoir à l’intérieur d’un vieux cinéma poussiéreux aux sièges trop longtemps maltraités. Et en plus, nous ne regarderons aucun film !
Pour me rassurer un peu plus, Lilie et moi n’étions pas assis côte à cote. Oui je sais, si l’avion venait à s’écraser, cela ne changerait pas grand chose. Mais un soutien moral est toujours le bienvenu lorsqu’un simple lift de moins d’une heure est pour vous semblable au fait de traverser une rivière infestée de crocodiles.

Parlons de la vérification des hôtesses de l’air, si vous avez déjà pris l’avion, vous visualisez très facilement le moment ou les hôtesses remontent les couloirs de la cabine pour à la fois vérifier que les compartiments à bagage sont bien fermés et que les passagers sont bien attachés.
Et bien disons que pour cette compagnie, les hôtesses remontaient l’allée simplement pour rejoindre l’arrière de la cabine pendant que chaque passager continuait à se déplacer, attraper ses affaires, discutait avec un ami assis plus loin, alors que le décollage approchait. Une chose est sur, ce n’était pas la vérification qui allait nous mettre en retard.

Le décollage s’est finalement bien passé, pendant que je restais concentré sur ma Switch, emmené avec nous pour notre voyage. Lors des transferts en avion, cette petite console de jeu devenait mon refuge pour me permettre d’oublier au maximum que l’humain n’est à la base pas destiné à voler.

Le train en en Thaïlande

Depuis Bangkok, nous avons choisi de prendre un train en direction de la ville de Ayutthaya. Nos billets en poche, nous avons attendu patiemment notre train, sans vraiment savoir à quel moment il allait se manifester. Ce sera souvent le cas pendant le voyage d’une manière générale. Nous avions tendance à nous plaindre en France des errances de la SNCF (surtout Lolo qui devait prendre le train tous les jours), mais dans le reste du monde, l’attente, l’incertitude, seront la norme. La grande différence, c’est que nous avions le temps !
Après l’avion senteur moquette de vieux cinéma, nous découvrions des wagons au confort très modeste, nous souhaitions de l’authenticité ? Nous étions servis !

Le wagon était bondé, il manquait des vitres et les autres étaient ouvertes. Des ventilateurs pendaient des plafonds pour tenter de rafraîchir l’air, mais ils semblaient être présents uniquement pour la décoration. Calés dans un coin, debout, nos backpacks sur le dos, nos sacs à dos en mode poche kangourou, nous tentions de transpirer le moins possible, en restant immobile.
Les choses se sont compliquées lorsque Lolo a eu envie d’aller aux toilettes, histoire de se libérer un peu plus encore du peu de liquides qui devait lui rester dans le corps.

Nous parlions précédemment de confort sommaire, Lolo découvrait le niveau au dessus. Les toilettes du train étaient une cabine dont la porte ne fermait pas, au centre de laquelle se trouvait un trou, permettant de voir les rails défiler. Se soulager dans cet espace signifiait laisser une trace de notre passage entre Bangkok et Ayutthaya. Impossible d’imaginer faire la grosse commission ici, en revanche, la pause pipi restait inévitable.

Train Ayutthaya
Train Ayutthaya

Premiers pas à Ayutthaya

Ce périple passé, la ville de Ayutthaya s’offrait à nous, ainsi qu’à de nombreux voyageurs. Nous avions bien rejoint la campagne, c’était un peu comme si nous étions monté d’un cran d’un point de vu authenticité. Nous étions avec les gens, et même si de nombreux visiteurs venaient dans cette ville pour explorer la richesse culturelle du lieu, nous sentions ici l’écart se creuser entre touristes et voyageurs.

Encore une fois, c’est avec bienveillance que nous partageons cette affirmation. Simplement, nous faisons la différence entre des vacanciers venants profiter d’un hôtel et de quelques activités extérieures et des voyageurs venus réellement explorer une destination.

Dans cette ville, les visiteurs et visiteuses étaient très souvent équipé(e)s d’un gros sac à dos, et c’est à peu près tout ! Il a fallu cette fois chercher un peu l’endroit qui allait devenir notre refuge pour quelques jours, il n’était pas si simple à trouver. Ici, pas de zone touristique bien marquée, simplement une ville tout ce qui a de plus normal. Des habitations, des commerces, des thaïlandais et thaïlandaises qui vaquaient à leurs occupations habituelles, dans un décor mêlé de jungle et d’urbanisation.

Nous finissions pas trouver l’avant de notre logement, situé derrière un petit ruisseau. Nous devions emprunter une passerelle de fortune en bois pour rejoindre une habitation qu’il nous sera impossible d’oublier. Découvrez la dans notre prochain article.

Guesthouse

Question pour vous

Avez-vous comme Lolo peur en avion ?

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Lilie & Lolo

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