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Salut les mouettes
Nouveau départ
La ville de Bangkok est magnifique, entre tradition et modernité, cependant, nous ne sommes pas fans des mégalopoles, il était donc temps de rejoindre des villes à taille humaine. Nous souhaitions découvrir les plages, celles qui nous faisaient rêver dans les films tel que La plage avec Leonardo DiCaprio. D’ailleurs, face à l’afflux de touristes, le paysage utilisé pour le tournage n’était plus accessible aux voyageurs.
Pour tenter de rester dans un contexte le plus authentique possible, Lilie a planifié un itinéraire pour la ville de Krabi, non loin des plages de Ao Nang.


Krabi, située au sud de la Thaïlande, est la capitale de la province de … Krabi. Nous avons logé au Kantawan House, une Guest House où nous disposions d’une belle chambre privée et d’une salle de bain partagée. Un grand marché de nuit était accessible à pied et des navettes proposaient régulièrement des allers-retours vers les plages environnantes ou vers des lieux touristiques tels que le Tiger Cave Temple ou le Wat Kaew Korawaram.
Kantawan House est une petite maison d’hôtes située au cœur de Krabi Town, idéale pour les voyageurs à la recherche d’un hébergement simple, calme et économique. L’établissement propose des chambres confortables avec Wi-Fi gratuit, une cuisine commune, un parking gratuit ainsi qu’un accueil réputé pour sa convivialité. Sa localisation permet de rejoindre facilement les marchés, restaurants et principaux points d’intérêt de Krabi, tout en restant à une vingtaine de minutes des plages d’Ao Nang. C’est un excellent choix pour faire étape avant de partir explorer les îles de la région.

Dansons sous la pluie
Nous nous rappellerons toute notre vie de notre première averse de pluie en Thaïlande. Nous sortions de la Guest House et la pluie commençait à tomber, il faisait tellement chaud que nous étions ravis de montrer notre passion soudaine pour cette eau tombée du ciel en dansant dessous comme des enfants. Pourtant, nous faisions rapidement face aux remontrances des employées du centre de massage voisin, puis de la part du propriétaire de l’établissement ou nous dormions.
Nous découvrions alors les conséquences des pollutions émises par l’Homme. Lors des premières pluies, l’eau vient rabattre au sol de nombreuses bactéries couvant dans les nuages de pollution au dessus de nos têtes. Les locaux nous disaient ; attention, maladie … puis nous avons pu comprendre cette problématique au travers d’une conversation avec le propriétaire de la Guest House, traduise par l’intermédiaire de Google Translate.
Cette conversation nous a permis de comprendre également un peu plus le fonctionnement de la Thaïlande d’un point de vu politique. Il ne s’agissait pas de critiques, il n’était pas facile d’aborder ce type de sujet en Asie du Sud-Est, nous apprenions simplement le fonctionnement, l’importance du Roi, le système d’élections etc.
Les Night Market
Tous les soirs, nous allions manger au Night Market du quartier, nous mêlant aux locaux et à quelques autres voyageurs. Lilie avait vraiment fait le bon choix, comme toujours ! Cette ville était beaucoup moins touristique que les destinations habituelles du sud de la Thaïlande, ainsi nous pouvions faire la connaissance d’autres baroudeurs et échanger assez facilement avec les habitants.
Ce marché, comme énormément en Thaïlande, est à ciel ouvert, les commerçants exposaient leurs marchandises sur des tables tout ce qui a de plus classique et les restaurateurs et restauratrices préparaient les repas grâce à des cuisines elles aussi en plein air. Nous mangions installés sur des chaises en plastique colorées, et maintenant encore, lorsque nous croisons ces chaises identiques, nous repensons avec nostalgie à ces restaurants itinérants.
Tout comme à Bangkok, les menus affichaient des prix qui s’alignaient parfaitement avec notre budget. C’était toujours extrêmement bon et pas cher, voir donné. Lilie et moi avons créé des liens avec les propriétaires d’un établissement, devenu rapidement notre cantine. L’équipe de ce restaurant était constituée uniquement de femmes, et il était agréable de discuter de plus en plus avec elles au fil de nos visites. Pour nous, les rencontres sont l’essence même d’un voyage. C’est lors de ces moments que nous comprenons un peu plus l’endroit que nous visitons, tout en nous enrichissant des connaissances des autres. Pour le moment, le mot qui symbolisait le début de notre voyage au contact des locaux était bienveillance.
Face à la mer
L’appel de la mer nous permettait de découvrir un nouveau moyen de transport local, le songthaew. Plusieurs sortes existent, généralement, soit sous la forme de tutuks au dos desquels sont attachés une remorque avec un toit pouvant embarquer environ 8 personnes au maximum. Soit la transformation de pick-ups, dont les remorques sont aménagés de manière à pouvoir transporter environ 10 personnes de manière sécurisée.

Particularité à connaitre, ces véhicules restent à leur point de départ jusqu’à que le nombre maximal de passagers soit atteint, ou en tout cas suffisamment remplis au goût du pilote. Il était donc possible d’attendre plus ou moins longtemps au point de départ, en fonction de l’affluence du moment.
Ce n’était pas forcément gênant d’attendre, mais il faisait très chaud, et il faisait encore plus chaud dans le songthaew, nous avions donc hâte que la remorque se remplisse !
Une fois parti, nous profitions du luxe de découvrir la région en nous dirigeant vers les plages de Ao Nang. C’était un peu comme profiter d’une visite à bord de ces bus touristiques présents dans toutes les grandes capitales, mais avec une tarification défiant toute concurrence. Chaque trajets coutaient quelques centimes d’euros, pour parcourir pourtant pas mal de kilomètres.
Nous découvrions les campagnes thaïlandaises, des habitations beaucoup plus modestes, et nous pouvions même une nouvelle fois échanger avec les locaux, remplissant un peu plus la navette à mesure des arrêts ici ou là. Nous rentrions dans la jungle, observions cette végétation qui ne nous était pas encore familière, vertes, imposante et luxuriante.
Puis nous longions enfin ces magnifiques plages, aux palmiers alignés comme pour nous faire une haie d’honneur. Comme dans beaucoup de places dans le monde, les commerces étaient alignés de l’autre coté de la route, faisant face à la mer. En revanche, plus nous nous rapprochions des plages, et plus le tourisme se rappelait à nous.
Ce n’est évidemment pas une critique, nous étions nous-même des étrangers en visite, simplement nous avions la volonté de voyager autrement, avec une raison tout autre que toute conviction forte ; nous étions et nous sommes toujours mal à l’aise dans les foules.
Souvenir de Lisbonne
Quelques années au paravent, lors d’un voyage à Lisbonne au Portugal, alors que nous venions de traverser le Tage à bord d’un petit ferry, nous observions le flux de touristes se diriger vers la gauche en descendant , pour rejoindre ce qui semblait être la zone touristique. Ce jour la, nous avons choisi de partir à droite, pour se constituer un de nos plus beaux souvenir de nos City-trip.
Lilie et moi avons longé ce qui semblait être un ancien port. De vieux bâtiments de briques faisaient face au fleuve, laissant un espace assez large entre le Tage et ces anciennes constructions. Des pécheurs attendaient patiemment que du poisson s’agrippe aux hameçons des cannes à pêches et les habitués qui nous croisaient devaient bien se demander ce que nous faisions là. C’était un peu comme emprunter un long couloir en direction du pont du 25 avril. Nous ne savions pas qu’un petit restaurant de quartier se trouvait au bout de couloir, offrant des tables directement posées au plus près du Tage. À cette époque, cet établissement n’était pas connu et il semblait être tenu par une famille. Il n’y avait presque personne, et nous avons pu profiter d’un moment privilégié, entouré uniquement d’habitants du coin.
Aujourd’hui, malheureusement peut-être, ce restaurant a fini par se faire connaitre, perdant de son authenticité, mais pour autant, nous vous recommandons tout de même d’y passer lors de votre voyage à Lisbonne, l’endroit étant magnifique.
Revenons en Thaïlande, sur la plage d’Ao Nang, où nous étions assaillis de propositions diverses pour nous faire piloter des jet-ski, s’envoler en parachute ascensionnel, manger au restaurant, bref, nous venions bien d’arriver en zone touristique. Cependant, notre projet était de prendre un nouveau moyen de transport, à découvrir lors de notre prochain article.
Question pour vous
Préferez-vous l’effervescence des grandes villes ou le calme des campagnes ? Nous avons hâte de vous lire !
Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout, pensez à vous abonner pour recevoir nos nouveaux articles directement dans votre boite mail, et si vous souhaitez nous aider, partagez !
Lilie & Lolo

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